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Ce blog se veut un lieu de réflexion libertaire autour des concepts de domination et de pouvoir.L'objectif serait de fournir une base référentielle pour faciliter le renouveau de la pensée libertaire. Attention comme tout blog il faut commencer par la fin soit le message le plus ancien. Pour faciliter ,les articles ont été numérotés puisqu'ils font partie d'un ensemble de textes. La forme blog m'est apparue plus intéressante que la brochure en raison de la gratuité et des échanges à venir.Vous pouvez laisser des commentaires en cliquant sur l'icône éclair.Cordialement et bonne lecture !

15 Apr

ANARCHIE ET POUVOIR 18

Publié par sureau  - Catégories :  #anarchie et pouvoir

ANARCHIE ET POUVOIR 18

Repenser le lien individualité-groupe social :

Il est temps de se défaire de ce lien d'union idéologique qui formerait le mot an-archie, signifiant pas de pouvoir et désordre [1] pour promouvoir ce qui fut le souci constant des anarchistes : le contrôle du pouvoir.

"Cette maladie de la désorganisation a envahi l'organisme du mouvement anarchiste comme la fièvre jaune et l'a rongé pendant des décennies... Il ne fait aucun doute néanmoins, que cette désorganisation tient ses racines dans un certain nombre de défauts théoriques, notamment dans l'interprétation déformée du principe de l'individualité dans l'anarchisme. Ce principe est ainsi trop souvent confondu avec l'absence de toute responsabilité. "[2]

"L'organisation, loin de créer l'autorité, est le seul remède contre elle et le seul moyen par lequel chacun de nous va s'habituer à prendre une part active et consciente dans le travail collectif et cesser d'être des instruments passifs entre les mains de leaders "[3]

"L'individualité, et la véritable liberté individuelle ne peuvent exister que dans une société libre. Les anarchistes n'ont pas associé la liberté avec le droit de chacun-e de faire exactement ce qui lui plaît.

Ils-elles l'ont plutôt associé avec un ordre social dans lequel l'effort et les responsabilités collectives - c'est-à-dire les obligations - fourniraient les bases matérielles et les liens sociaux dans lesquel-le-s la liberté individuelle pourrait exister. "[4]

Repenser le lien individualité-groupe social :

Il est temps de se défaire de ce lien d'union idéologique qui formerait le mot an-archie, signifiant pas de pouvoir et désordre [1] pour promouvoir ce qui fut le souci constant des anarchistes : le contrôle du pouvoir.

"Cette maladie de la désorganisation a envahi l'organisme du mouvement anarchiste comme la fièvre jaune et l'a rongé pendant des décennies... Il ne fait aucun doute néanmoins, que cette désorganisation tient ses racines dans un certain nombre de défauts théoriques, notamment dans l'interprétation déformée du principe de l'individualité dans l'anarchisme. Ce principe est ainsi trop souvent confondu avec l'absence de toute responsabilité. "[2]

"L'organisation, loin de créer l'autorité, est le seul remède contre elle et le seul moyen par lequel chacun de nous va s'habituer à prendre une part active et consciente dans le travail collectif et cesser d'être des instruments passifs entre les mains de leaders "[3]

"L'individualité, et la véritable liberté individuelle ne peuvent exister que dans une société libre. Les anarchistes n'ont pas associé la liberté avec le droit de chacun-e de faire exactement ce qui lui plaît.

Ils-elles l'ont plutôt associé avec un ordre social dans lequel l'effort et les responsabilités collectives - c'est-à-dire les obligations - fourniraient les bases matérielles et les liens sociaux dans lesquel-le-s la liberté individuelle pourrait exister. "[4]

« A première vue, ce qui caractérise l’anarchisme et son manque de continuité, c'est l'absence de formes à tous les niveaux, nous rencontrons l'informe. Sa manifestation la plus apparente, c'est l'inévitable retour - toujours dans les mêmes termes - du problème de l’organisation : absence de formes dans les relations entre les individus, entre les groupes. La proclamation de l’informel n'est qu'une résignation à l'informe. On peut concevoir effectivement que des relations spontanées valent mieux que le coinçage dans un groupement formé, braqué contre tous les autres et usé par ses conflits internes. J'admets aussi que rien n'est plus illusoire que le formalisme qui consiste à tracer de puissants schémas d'organisation en attendant que les masses s'y engouffrent, ou le formalisme qui épuise des gens pour le maintien et l'entretien d'une petite machinerie qui ne trouve pas à s'employer dans la vie concrète. Mais l'informel ne peut pas être une solution, dans la mesure précisément où le caractère passager et fluctuent de ce

type de relations ne permet pas la conservation et le renouvellement de l'acquis. »[5]

Il n’est pas plus évident que «coercition et subordination constituent l’essence du pouvoir politique, toujours et partout… »[6]

« L’Afrique offre à cet égard une grande variété de « percée » de la chefferie vers l’Etat « primitif » ou traditionnel et de l’Etat traditionnel vers l’Etat « achevé » ou structuré ; or, non seulement les seuils de rupture et de transition d’une formation étatique à l’autre ne peuvent être identifié avec précision, mais encore les divers types ne progressent pas de manière linéaire ni ne donnent naissance nécessairement aux mêmes résultats. »[7]

"Si la hiérarchie est une c'est parce qu'elle doit être unique. Son unité résulte de son unicité"[8] L’Un ne peut être qu’Un.

[1] Piotr Kropotkine L'ordre (1881)

[2] Groupe d'anarchistes russes à l'étranger (groupe "Dielo Truda"). La Plate-forme organisationnelle

de l'Union générale des anarchistes. 1926.

[3] Malatesta, Errico. Anarchie et organisation. 1897.

[4] Schmidt , Walt der Michael et van, Lucien. Black Flame: The Revolutionary Class Politics of

Anarchism and Syndicalism. AK Press. 2009. P. 48

[5] La question anarchiste, René Furth

[6] Pierre Clastres, la société contre l’état, Paris, Minuit, 1974, p 12

[7] Samuel N. Eisenstadt; Noami Chazan ; Michel. Abitbol Les origines de l'État : une nouvelle approche Annales. Histoire, Sciences Sociales, Année 1983, Volume 38, Numéro 6 p. 1232 - 1255

[8] Charles Journet, (l'église du verbe incarné, essai de théologie spéculative. Tome 1, La hiérarchie apostolique,1998

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