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Ce blog se veut un lieu de réflexion libertaire autour des concepts de domination et de pouvoir.L'objectif serait de fournir une base référentielle pour faciliter le renouveau de la pensée libertaire. Attention comme tout blog il faut commencer par la fin soit le message le plus ancien. Pour faciliter ,les articles ont été numérotés puisqu'ils font partie d'un ensemble de textes. La forme blog m'est apparue plus intéressante que la brochure en raison de la gratuité et des échanges à venir.Vous pouvez laisser des commentaires en cliquant sur l'icône éclair.Cordialement et bonne lecture !

05 Jul

La crise du politique - l'a -sens

Publié par sureau  - Catégories :  #anarchie et pouvoir

L’idée du vivre ensemble se pose avec d’autant plus d’intensité aujourd’hui que l’idée même de politique relève de l’a-sens pour la majeure partie d’entre nous. Les pourcentages d’abstentionnisme aux différentes élections sont probants de ce point de vue.

Dans un système représentatif, l’idée du politique repose sur une idée contractuelle où l' important est ce que nous consentons à perdre au profit du collectif : institution, constitution ou grands principes.

Dans un système tendant à l'unicité, à forte concentration centripète, on notera que l’identité tend à confondre les champs des référents individuels et collectifs au travers de grands principes structurant comme les droits de l’homme, la patrie, le travail, le bien propre et d’autrui...

Dans un système de démocratie forte selon la typologie établie par Benjamin Barber, avec les restrictions à émettre ultérieurement, c’est une question d’activités ce qui conduit à la formule succincte : une démocratie forte est une démocratie en acte, fruit d’une action concertée et elle n’existe qu’en acte.

Cela revient à l’équation qu’une société est démocratique que si une activité et une participation de ses membres est avérée. Que cesse l’acte et on désactive la démocratie.

L’activité civique prime sur l’identité d’appartenance. L'acte sur l'identité.

En ce sens, la démocratie forte doit se tenir à distance des mythes identitaires ou/et corporatistes et du piège de l’individualisme atomisé avec des liens sociaux ne partant de rien et ne reposant sur rien.

Le communautarisme n’est qu’une copie amplifiée de la logique individualiste en une sorte de communauté d’individus intégrés œuvrant au sein d’une communauté unitaire, avec des oppositions que le droit aura pour acte de réguler et de pacifier pour l’activité fictive commune d’un vivre -ensemble.

En ce sens la nature de la communauté politique peut se confondre avec son activité dans un cadre unitaire: amour de la patrie, référence à de grands principes comme liberté, égalité, fraternité.

Le chevauchement confusionnel peut également se faire jour entre l’individu et l’activité de la communauté politique : mythe du citoyennisme avec ses variantes écolo-responsables

L’individu doit donc s’externaliser et cesser de penser confusément son activité privée et son action concertée et il ne doit plus rechercher dans une identité communautariste, un prolongement à sa propre identité.

Le vivre ensemble présuppose cette double décentration individuelle. L’Etat ou la communauté politique ne doit plus être le lieu, le temps et la finalité de son identification.

C’est ce qui est patent dans le système électoral représentatif où l’individu se nie et s’abandonne au profit d’un autre unitaire collectif d’identification. L 'individu ne porte pas en lui, intrinséquement les valeurs du collectif. Il est orphelin de collectif et vit le collectif de manière atomisée. L'Un se pose en lieu, temps et mouvement d'unification et de régulation.Ce n'est qu'en réunifiant l'individuel et le collectif au sein de l'individu que nous pourrons parvenir à une expression totalisante et non totalitaire de l'individu.

Nous rejoignons en cela les enseignements de Bakounine sur la Liberté.

C’est en cela que ce système de représentation par délégation conduit à l’abandon de l’activité du vivre – ensemble et est antinomique avec l’idée de participation concertée et active. Il ne peut conduire qu’à l’a- sens comme privation de sens voire au non- sens en cas de non légitimité de la représentation comme ce fut le cas pour la ratification du traité européen.

Il y a donc nécessité de dissociation de l’être-commun (être communautariste) et de l’être- individuel avec l’être de l’agir concerté.

La réappropriation du politique est à ce prix.

La crise du politique - l'a -sens
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